Je pourrais vous raconter le pourquoi du comment de mon silence dernièrement... Je pourrais vous dire que j'ai traversé un mois de mars relativement pourri... Je pourrais vous expliquer les petits et gros tracas qui ont envahi mon quotidien... Je pourrais vous raconter les heures sombres par lesquelles je suis passée à certains moments... Je pourrais également vous parler des petits bonheurs tout simples auxquels j'ai eu droit dernièrement... Je pourrais également vous expliquer que ces petits bonheurs ont semé dans ma petite vie si passionnante de minuscules perles de joie qui grandissent encore à l'heure actuelle et promettent de grands bonheurs à l'avenir... Je pourrais également vous parler de retrouvailles amicales à Paris qui m'ont fait chaud au coeur... Je pourrais également vous raconter la part de plus en plus importante que prennent la musique et les concerts dans ma vie... Je pourrais également vous expliquer à quel point mon métier peut parfois me toucher et m'émeuvoir...
Je pourrais vous dire tout cela... Mais je ne le ferai pas. Je vais juste vous dire que la chance ne sourit qu'à ceux qui lui sourient en retour et que je vais profiter des vacances et des petits bonheurs que la vie voudra bien m'offrir...:-)
Il y a des périodes où tout nous tombe dessus en même temps...
Une petite tuile, c'est pas grave, on se relève, on se dit que demain sera une autre journée... Une seconde tuile, bon c'est un peu embêtant mais on essaie de garder le sourire et de se dire que le pire est derrière nous et que le meilleur nous attend... Une troisième tuile, on commence à perdre patience et le sourire s'efface peu à peu... Une accumulation de tuiles, on a beau être le plus optimiste du monde, le sourire disparaît complètement et on se demande quand est-ce que ça va s'arrêter car à cette allure-là, on aura assez de tuiles pour faire tout un toit si ça continue... C'est ma situation actuelle... Une accumulation de petites tuiles qui, mises les unes à côté des autres, forment un joli toit complet... J'essaie de relativiser mais y a des moments où le coeur n'y est plus et où je n'ai plus envie de sourire... Alors j'hiberne... J'hiberne jusqu'au retour des vrais beaux jours qui me feront sourire et apprécier la douce chaleur des premiers rayons de soleil... Les rayons sont là mais les occasions de les apprécier se font rares... Ce qui explique également que je ne trouve plus le temps de blogguer...
"Ca ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier..."
Je n'avais pas vraiment d'idée ou d'envie d'écrire dernièrement. Et puis, tout à l'heure, en rentrant du boulot, je mets ma musique en lecture aléatoire sur mon ordinateur et je découvre une chanson, cette chanson... Je n'y avais pas prêté plus attention auparavant mais là, aujourd'hui, ce soir, à cet instant-là, j'ai eu l'impression qu'elle était écrite pour moi...
Je me retrouve actuellement dans une situation qui me chiffonne un peu, qui m'embête et me tracasse,... Rien de grave, du moins je l'espère, mais ça reste toujours dans un p'tit coin de ma tête, je ne suis jamais totalement libre dans mes pensées... Seul l'avenir me dira si j'ai raison d'être embêtée par ce petit rien...
En attendant, je cours beaucoup, j'ai continuellement l'impression de mener une course contre la montre, de ne jamais avoir le temps de reprendre mon souffle, même pendant les congés, même pendant les week-ends,... Il y a toujours quelque chose de prévu ou quelque chose à faire. Ce n'est pas plus mal, je ne me plains pas de mes diverses sorties, virées, concerts ou autre, loin de là... Mais j'ai l'impression d'être continuellement en apnée et parfois, cette apnée me fatigue... A chaque fin de semaine, je me dis "Ouf je vais pouvoir souffler", à chaque congé, je me le répète également... Et puis le temps passe, le temps file, le temps court et je n'ai pas cette impression de m'être arrêtée et d'avoir repris mon souffle... C'est assez curieux comme impression, j'ai un peu de mal à la décrire car je ne suis pas malheureuse de tout cela, je me rends juste compte que je suis montée dans le train de la vie et que celui-ci n'a pas la vitesse d'un petit train de campagne mais plutôt celui d'un TGV...
C'est complètement dingue mais je serais incapable de dire quand je me suis ennuyée pour la dernière fois dans ma vie, j'ai l'impression que ça remonte à des lustres... Quand me suis-je dit pour la dernière fois que les heures me paraissaient longues et interminables? J'ai beau creuser dans mes souvenirs, je ne m'en souviens pas... Et c'est ça qui est effarant quelque part, où sont passées toutes ces minutes ou ces heures où je me languissais et m'ennuyais quand j'étais gamine??? Je n'en sais rien... Mais quand j'entends cette chanson de Tryo qui évoque tout cela justement, je me pose vraiment la question, car parfois, comme en ce moment, j'aimerais tant pouvoir m'ennuyer...
Il y a 3 ans à présent (mon dieu, comme le temps passe vite!), j'avais eu un grand coup de coeur scénique pour un Monsieur petit de taille mais de très grand talent: Bénabar.
Après l'avoir vu déplacer des foules dans une salle comme Forest National, je n'avais envie que d'une chose, aller revoir ce petit bonhomme sur scène. Il y a quelques mois, donc quand j'ai su qu'il faisait une nouvelle tournée et qu'en plus cela aurait lieu dans des salles plus intimes que celle de Forest, je n'ai pas hésité un instant et j'ai foncé m'acheter une place.
Le concert a eu lieu samedi soir au Cirque Royal et c'était tout bonnement divin!
En première partie, il y a 3 ans, Bruno Bénabar m'a permis de découvrir un jeune talent dont on entend parler partout aujourd'hui: Renan Luce. Cette fois-ci, il m'a fait découvrir un artiste d'un tout autre style mais qui vaut tout autant la peine d'être connu: Eric Toulis. Ce dernier est arrivé sur scène avec sa guitare sèche et son compagnon Ibrahim à la contre-basse. Je pense qu'il n'est jamais évident de faire la première partie d'un artiste, étant donné que le public n'est pas là pour la première partie. Mais qu'à cela ne tienne, Eric a conquis en un rien de temps le public bruxellois grâce à un humour décapant au fil de ses chansons qui traitent tout autant de Sarkozy que de choux de Bruxelles (cette chanson à Bruxelles, fallait oser mais il l'a faite!;-)).
C'est donc sous un tonnerre d'applaudissements qu'il a cédé la place à Bénabar pour qui il avait déjà bien chauffé la salle.
Vient ensuite l'artiste tant attendu de la soirée: Bénabar. Un spectacle digne de ce nom se met en route dès les premières notes, mêlant principalement les titres de ses deux derniers albums mais revisitant malgré tout des chansons plus anciennes comme "Les mots d'amour" ou "La petite monnaie". Très vite, la chanson "Bruxelles" vient dans la playlist. Une grande complicité se fait ressentir entre Bénabar et ses musiciens et cela déteint très vite sur le public qui est bien souvent mort de rire et avec lequel Bénabar joue énormément. Mais à côté des moments de franche rigolade, Bruno réussit également à créer des moments d'intenses émotions avec des titres comme "Voir sans être vu" ou "Je suis de celles"...
A deux reprises, il se trompe dans les paroles, débutant le texte trop tôt ou inversant deux phrases. Il arrête alors la chanson, fait style de piquer une mini-crise de nerfs contre lui-même et revient tout sourire reprendre la chanson. Il n'y a pas à dire, cet artiste a le sens de l'auto-dérision et il nous le montrera à de nombreuses reprises durant le concert.
Il nous fait également un joli cadeau en nous offrant une chanson totalement inédite intitulée "Rien" seul au piano. Une fois encore, on entend les mouches voler pendant la chanson et il la termine sous un tonnerre d'applaudissements.
Plusieurs rappels et 2h de spectacle plus tard, Bénabar et ses musiciens saluent le public et s'éclipsent... Toutes les bonnes choses ont une fin... Rendez-vous en juin au festival Couleur Café!:-)
Ce matin, j'ouvre les rideaux et que vois-je? Horreur, il fait gris, pour ne pas dire gris foncé, limite noir, c'est le déluge dehors et le vent semble souffler un peu... beaucoup... trop... Une seule envie me prend alors, retourner au chaud sous la couette! (Comme beaucoup d'autres je suppose!;-)).
Mais bon la dure réalité finit par me rattraper, il y a certaines obligations auxquelles on ne peut échapper, malheureusement.
Qu'à cela ne tienne, je pousse le bouton du volume de ma chaîne hi-fi à fond et je m'en vais sous la douche en chantant (Oui ben vu le temps qu'il fait dehors, même si je chante très faux, ça ne changera plus grand-chose de toute façon!;-)).
J'essaie de rester optimiste tout au long de la journée mais après m'être pris 3 averses phénoménales sur la tête en 2h30 de temps à peine et après avoir mené un rude combat contre mon parapluie et le vent, ma bonne humeur s'évanouit peu à peu et fait progressivement place à la morosité...
Au moment de me mettre en route pour mes cours du soir, ma motivation s'est carrément envolée. Pfiout, disparue, elle m'a lâchement abandonnée la garce!;-)
C'est la rentrée des cours du soir aujourd'hui et je n'ai absolument pas envie de m'y remettre. J'échange quelques mots dans la salle des profs et il semble que ce soit un état d'esprit général, personne n'a envie de reprendre les cours et de se replonger là-dedans...
J'arrive en classe et après quelques minutes, toute ma morosité s'envole, comme par magie! Je retrouve mes élèves, quelques nouvelles têtes se sont rajoutées mais rapidement la dynamique de groupe se réorganise et tout se passe à merveille. A la pause, je retrouve quelques collègues qui me disent que j'ai l'air pleine d'entrain. Hé bien oui, je suis de bonne humeur, je suis reboostée et ça fait un bien fou!
Me voilà repartie pour 5 mois et j'en suis toute heureuse!:-)
Certains pensent que l'amour est une immense comédie qui ne fait qu'amener les hommes et les femmes à faire des enfants dans le seul but de faire se poursuivre la descendance humaine...
D'autres imaginent que l'amour est la seule chose qui vaille la peine d'être vécue dans l'immense comédie qu'est la vie...
"Feast of Love" est un film basé sur ses deux principales visions de l'amour. Je me suis plongée dans ce long métrage hier soir en m'attendant à une sympathique petite comédie romantique dont seuls les Américains ont la recette du succès. Je l'ai d'ailleurs appréhendé de cette façon durant un long moment. Puis, il y a eu, à un moment, un très léger changement d'atmosphère. Cela s'est fait de façon insidieuse et subtile. Le metteur en scène a été très habile par rapport à cela car je ne saurai plus dire à quel moment mon état d'esprit a changé pendant le visionnage du film. Mais sans même m'en rendre compte, je suis passée de la joie à la tristesse de façon progressive et quelques larmes ont fini par s'échapper à la fin...
"Feast of Love" est un film dont je me souvenais même plus de sa sortie au cinéma, il a dû faire une sortie discrète comme de nombreux films. Et pourtant, après l'avoir visionné hier, j'en arrive à me demander comment j'ai pu passer à côté de celui-ci au cinéma...
"Feast of Love" n'est probablement pas LE film exceptionnel dont on parlera encore pendant des années. Mais pour moi, il s'agit d'un des films qui me fait réfléchir sur ma vision personnelle de la vie, de l'amour et de la mort...