dimanche, mars 15, 2009

Une tuile, deux tuiles, trois tuiles,...un toit...

Il y a des périodes où tout nous tombe dessus en même temps...

Une petite tuile, c'est pas grave, on se relève, on se dit que demain sera une autre journée...
Une seconde tuile, bon c'est un peu embêtant mais on essaie de garder le sourire et de se dire que le pire est derrière nous et que le meilleur nous attend...
Une troisième tuile, on commence à perdre patience et le sourire s'efface peu à peu...
Une accumulation de tuiles, on a beau être le plus optimiste du monde, le sourire disparaît complètement et on se demande quand est-ce que ça va s'arrêter car à cette allure-là, on aura assez de tuiles pour faire tout un toit si ça continue...
C'est ma situation actuelle... Une accumulation de petites tuiles qui, mises les unes à côté des autres, forment un joli toit complet...
J'essaie de relativiser mais y a des moments où le coeur n'y est plus et où je n'ai plus envie de sourire...
Alors j'hiberne... J'hiberne jusqu'au retour des vrais beaux jours qui me feront sourire et apprécier la douce chaleur des premiers rayons de soleil... Les rayons sont là mais les occasions de les apprécier se font rares... Ce qui explique également que je ne trouve plus le temps de blogguer...

"Ca ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier..."



jeudi, mars 05, 2009

"Retrouver le temps de l'enfant, celui qui passait tout doucement..."

Je n'avais pas vraiment d'idée ou d'envie d'écrire dernièrement. Et puis, tout à l'heure, en rentrant du boulot, je mets ma musique en lecture aléatoire sur mon ordinateur et je découvre une chanson, cette chanson... Je n'y avais pas prêté plus attention auparavant mais là, aujourd'hui, ce soir, à cet instant-là, j'ai eu l'impression qu'elle était écrite pour moi...
Je me retrouve actuellement dans une situation qui me chiffonne un peu, qui m'embête et me tracasse,... Rien de grave, du moins je l'espère, mais ça reste toujours dans un p'tit coin de ma tête, je ne suis jamais totalement libre dans mes pensées... Seul l'avenir me dira si j'ai raison d'être embêtée par ce petit rien...
En attendant, je cours beaucoup, j'ai continuellement l'impression de mener une course contre la montre, de ne jamais avoir le temps de reprendre mon souffle, même pendant les congés, même pendant les week-ends,... Il y a toujours quelque chose de prévu ou quelque chose à faire. Ce n'est pas plus mal, je ne me plains pas de mes diverses sorties, virées, concerts ou autre, loin de là... Mais j'ai l'impression d'être continuellement en apnée et parfois, cette apnée me fatigue... A chaque fin de semaine, je me dis "Ouf je vais pouvoir souffler", à chaque congé, je me le répète également... Et puis le temps passe, le temps file, le temps court et je n'ai pas cette impression de m'être arrêtée et d'avoir repris mon souffle... C'est assez curieux comme impression, j'ai un peu de mal à la décrire car je ne suis pas malheureuse de tout cela, je me rends juste compte que je suis montée dans le train de la vie et que celui-ci n'a pas la vitesse d'un petit train de campagne mais plutôt celui d'un TGV...
C'est complètement dingue mais je serais incapable de dire quand je me suis ennuyée pour la dernière fois dans ma vie, j'ai l'impression que ça remonte à des lustres... Quand me suis-je dit pour la dernière fois que les heures me paraissaient longues et interminables? J'ai beau creuser dans mes souvenirs, je ne m'en souviens pas... Et c'est ça qui est effarant quelque part, où sont passées toutes ces minutes ou ces heures où je me languissais et m'ennuyais quand j'étais gamine??? Je n'en sais rien... Mais quand j'entends cette chanson de Tryo qui évoque tout cela justement, je me pose vraiment la question, car parfois, comme en ce moment, j'aimerais tant pouvoir m'ennuyer...